Le Pouvoir des écorces suivi de La nuit du symbole - récits - Février 2008, Actes Sud "Un endroit où aller"

La mer remblayée par le fracas des hommes - Février 2007, Cheyne éditeur - Prix de Poésie de la Fondation Marcel Bleustein-Blanchet

"(...) En exergue, l'auteur cite D.H. Lawrence: « Le vieil océan gronde au fond de l'homme ». Les thèmes de la violence physique, de la séparation des corps, des cataclysmes de la matière s'entre-heurtent dans un premier mouvement appelé Diastasis des ombres. D'une voix syncopée, brisée parfois, Ophélie Jaësan mêle détresse et autodérision. Elle dit la difficulté d'être avec la spontanéité, la mise à distance ironique, la rage des jeunes gens qui semblent déjà avoir touché le fond et privilégient l'instant de vie sur l'éternité mortifère. « j'ai dû me fragmenter pour survivre... ». Ou encore, elle dit le manque, la perte, l'attente insatiable: « L'homme est un lambeau de nuage. Je pars à sa recherche.// Derrière la vitre, c'est moi. / Derrière toutes le vitres, c'est moi. / A crier, c'est moi. » (...)"
Ménaché.

"(...) Écrire, c'est renverser le mauvais ordre, "s'engouffrer dans la mer et nager jusqu'à cette ligne qui, là-bas, scintille // C'est l'idée d'une perfection, ce scintillement." Ainsi, l'architecte a essayé de ramener à elle l'espace et de créer un "autre part" paradoxal, amené par la poésie. Au début du recueil, la colombe du déluge prend son envol: la terre va renaître, à la fois ancienne et rénovée." Marie-Claire Bancquart.