Le plaisir du vert. Des enfants arrachant la tête des pâquerettes. Et moi, riant, ivre de fatigue.
Le plaisir du vert. Des enfants arrachant la tête des pâquerettes. Et moi, riant, ivre de fatigue.
On ne peut pas éternellement vivre dans la brisure.
On dédie au mort un poème.
On dédie au mort un écho.
*
Silence. Ellipse. illumination.
*
Un cri d'enfant, la nuit,
coupe le rai de lumière :
sa note pousse, pousse et grimpe,
dans l'espoir d'atteindre l'autre
partie du rêve.
Il me semble parfois n'être plus là pour accompagner mes poèmes.
Comme si déjà avait été dit l'essentiel - c'est-à-dire le vital - et que je ne pouvais plus, désormais, que me répéter.
*
A tourner autour du centre,
en spirale, on ne le touche pas :
on reste exclu.
*
Les mains inutiles.
Sauf à écrire peut-être ce que personne
ne veut apprendre à lire.
*
Comme le dieu, je me suis mise à l'écart.
"Vertébrales" (poèmes et photographies) est paru chez Cousu Main : http://cousumain.wordpress.com.