Cuando sopla el viento
de las antiguas cosas
vuelve la memoria
Cuando sopla el viento
de las antiguas cosas
vuelve la memoria
del miedo
Cuando sopla el viento
de las antiguas cosas
vuelve la memoria
Cuando sopla el viento
de las antiguas cosas
vuelve la memoria
del miedo
A écouter, une lecture d'Iceberg memories enregistrée par Alexandre de Nunez :
http://audioboo.fm/boos/91260-iceberg-memories-de-ophelie-jaeson-ed-actes-sud
J'y suis. Mais je ne peux plus écrire à partir de la nuit.
La nuit me dictait.
La nuit s'est tue.
Il me faut donc apprendre à parcourir le jour, et l'écrire.
Condamnée au jour, par choix, pour avoir fui la douleur.
La nuit appelait au meurtre, à la débauche. L'ivresse.
Alors l'écriture surgissait de ces lieux : meurtre, débauche, ivresse.
Solitude.
Et maintenant il y a trop de clarté dans la pièce.
Il me faut écrire avec tous ces gens qui traversent la rue, avec les bruits de la ville, avec le temps qui passe.
Car le jour s'écoule, quand la nuit mime l'arrêt du temps.
C'est toujours la nuit que l'on rêve l'impossible.
L'odeur de l'enfant, urine et sueur, un peu aigre, très douce. Je remue mes mains en l'air, je les porte à mes narines.
J'adore cette odeur.
C'est l'odeur de ce qui va disparaître, de ce qui va irrémédiablement m'échapper : l'enfance de mon enfant.
Je ne suis pas la mieux placée pour savoir de quoi parlent mes livres.